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Portraits de directrices

Ville de Paris2025Édition

Portraits de directrices

Une exposition en panneaux, « Portraits de directrices — Une autre histoire du théâtre à Paris », consacrée aux femmes qui ont dirigé des théâtres parisiens malgré un milieu qui ne leur était pas ouvert. Sarah Bernhardt, Réjane, Virginie Déjazet, Ariane Mnouchkine et Madeleine Renaud y sont présentées à travers leur rôle de directrices, plus rarement mis en lumière que leur carrière d’actrices.

Client
Ville de Paris — Direction des affaires culturelles
Année
2025
Discipline
Édition
Livrable
Design éditorial — Panneaux d’exposition — 2025
Conception graphique
Antoine Leclercq
Commanditaire
Direction des affaires culturelles, Ville de Paris
Exposition à l’initiative du Comité d’histoire de la Ville de Paris
Commissariat
Jean-Claude Yon, directeur d’études à l’École pratique des hautes études (EPHE)
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Étude de cas

Le panneau de couverture pose le sujet de l’exposition : « Si dans l’histoire du théâtre parisien, les femmes ont joué un grand rôle, celui-ci a rarement été mis en lumière. Le but de cette exposition est de rappeler, à travers les portraits d’une dizaine de directrices de théâtre, leur présence à des postes de direction et de programmation culturelle. » Il précise la focale : « De Virginie Déjazet à Sarah Bernhardt, de Marie Bell à Silvia Montfort, de Madeleine Renaud à Ariane Mnouchkine, cette galerie, loin d’être exhaustive, montre que les femmes ont su se faire une place au cœur du paysage culturel parisien et pris le pouvoir dans un espace qui ne leur était pas ouvert. »

L’exposition est portée à l’initiative du Comité d’histoire de la Ville de Paris, sous le commissariat de Jean-Claude Yon, directeur d’études à l’École pratique des hautes études — la mention figure en toutes lettres au bas du panneau de couverture.

Une couverture-rideau

Le panneau de couverture associe le titre — « Portraits de directrices », en lettres capitales sur fond bordeaux — à l’illustration d’un rideau de scène tiré sur le côté gauche, et à une photographie du théâtre Sarah-Bernhardt, place du Châtelet dans le 2e arrondissement. Le logotype qui accompagne l’exposition reprend le même principe éditorial que le rideau : les mots « Portraits » et « de directrices » sont composés sur deux banderoles calligraphiées qui s’entrecroisent, en lettrage crème sur le même fond bordeaux que les panneaux.

Quatre parcours, quatre panneaux

Le panneau consacré à Sarah Bernhardt (1844-1923) revient sur l’ouverture, en janvier 1899, du théâtre qui porte son nom, place du Châtelet, dans l’ancien Théâtre-Lyrique dont elle obtient le bail auprès de la Ville de Paris ; elle le dirige jusqu’à sa mort en 1923. Le panneau rappelle qu’elle y triomphe en 1900 dans L’Aiglon d’Edmond Rostand, et que le théâtre de la Ville a été rebaptisé « théâtre Sarah-Bernhardt » en 2023, son nom rétabli sur la façade.

Le panneau consacré à Réjane (Gabrielle Réju, 1856-1920) la présente comme une des comédiennes les plus célèbres de la Belle Époque, admirée par Marcel Proust. Formée au Conservatoire, elle achète le Nouveau-Théâtre rue Blanche, qu’elle rebaptise théâtre Réjane et dirige de 1906 à 1918 ; l’établissement, devenu depuis le théâtre de Paris, a conservé son nom pour sa seconde salle.

Le panneau consacré à Virginie Déjazet (1795-1875) retrace sa carrière d’actrice dans les rôles travestis — au point que son nom finit par désigner un emploi dramatique, « les déjazets » — avant qu’elle ne prenne, en 1859, la direction du théâtre des Folies-Nouvelles, qu’elle rebaptise théâtre Déjazet et où elle fait notamment jouer les premiers succès de Victorien Sardou.

Le panneau consacré à Ariane Mnouchkine et Madeleine Renaud réunit deux parcours : Mnouchkine, qui dirige depuis plus de soixante ans le Théâtre du Soleil qu’elle a fondé en 1964 et installé en 1970 à la Cartoucherie de Vincennes ; Renaud (1900-1994), qui crée en 1948 avec Jean-Louis Barrault la compagnie Renaud-Barrault, laquelle a occupé sept emplacements dans Paris dont le théâtre Marigny, l’Odéon et le théâtre Sarah-Bernhardt.

La Cartoucherie devait rester en friche, magnifique et douce au public, mais une friche, sans cesse en travail, jamais finie.

— Ariane Mnouchkine, citée sur le panneau qui lui est consacré, 2009

Une même charge décorative pour tous les panneaux

Chaque panneau reprend la même construction : fond bordeaux, titre en grande capitale, portrait gravé ou photographie ancienne de la directrice, et une frise décorative en pied de page — une guirlande de cordelières et de pompons, en beige ton sur ton sur le fond bordeaux, qui court sur toute la largeur du panneau. C’est le seul motif ornemental répété sur l’ensemble des panneaux consultés.

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